Publié le 23 Fév 2018 | 4 commentaires

J’écris moins régulièrement ici. Je tourne et retourne ce titre de film dans ma tête:

Ce n’est pas parce qu’on a rien à dire, qu’il faut fermer sa gueule.

& à chaque fois, je finis par me dire, si. Je crois que si. Ce n’est pas que je n’ai rien à dire. Mais je ressens un vrai besoin de garder pour moi mes émotions, mes avis, mes opinions (que je considère comme un gros mots depuis mon premier sujet de philo: l’ignorance peut-êlle être une excuse) en ce moment . & donc, je vais passer une note de blog à t’écrire, pour t’expliquer, pourquoi je ne sais pas quoi t’écrire en ce moment. Voici une promesse alléchante.

Je vis une période blanche. Je ne vois pas comment la décrire autrement. Le blanc:

c’est CALME, c’est silencieux. C’est DOUX.

& en même temps, comme le poète dans NEIGE de Maxence Fermine, on peut décider d’y consacrer sa vie.

Neige de Maxence Fermine

Je regarde les deux années passées, et j’essaye de ne pas me juger. J’essaye de ne pas me juger, parce qu’une phrase a fait tilt en écoutant France Inter, la dernière fois. Un gars (sans doute, Christophe André, chez Ali Rébeihi) explique que si ton pote, qui devait ramener le dessert a oublié de le ramener, tu vas lui dire que ce n’est pas grave. Et chercher une solution. Alors que si TU as oublié le dessert, tu vas gentiment t’insulter en disant:

QUELLE CONNE, Putain j’aurais pu y penser. Je suis vraiment bonne à rien. 

& c’est pas très,très bien de parler comme ça de soi. Un peu comme ces tee-shirts à messages, que portent les gens en ce moment. Souvent des filles, je crois.  Elles se promènent toute la journée avec :

Je suis râleuse, Je suis la fée pas chier, Je suis attachiante,

placarder sur la poitrine. Et ces tee-shirt moi ils ne me font pas rire du tout, du tout. Parce que je trouve que c’est dommage, vu le poids des mots, de s’auto-étiqueter ainsi. Et d’induire une lecture de QUI TU ES, comme ça, chez les autres. & d’auto-excuser d’avance un comportement de merde. Comme si ton tee-shirt servait de petites lignes au contrat! Bah quoi, c’était écrit dessus hein! J’avais une copine, qui ne l’est plus d’ailleurs, (mais pas à cause de ça), qui avait dans sa salle de bain, un tableau offert par des amis à elle. Dessus c’était écrit un truc du style :

Je suis une pétasse brune.

Ou quelque chose comme ça. & tous les matins, elle se maquillait en lisant ça. C’était pour rigoler, qu’ils lui avaient offert. Mouais, certes. Moi ça ne me fait pas trop rire ce genre d’humour. ça me rappelle ces photos que j’avais vu à l’expo Tatoueurs, Tatoués. Des mecs se faisaient tatouer la phrase:

Né sous une mauvaise étoile, sur le front.

Bon, bin autant dire qu’avec ça, il y avait peu de chance que le roue tourne un jour quoi.

BREF, ce long pavé pour te dire qu’aujourd’hui, je vais poster les mots des autres. Parce que je lis les post de gens que je connais un peu en ce moment, qui font ce que j’ai fait pendant deux années. Des phrases à l’impératif, pour expliquer aux autres, que puisqu’ils ont trouvé la voie pour eux, c’est que c’est la bonne. Et que les autres feraient bien de faire comme eux.

QUELLE CONNERIE.

Je ris.

& je suis contente que cette période soit finie pour moi.

Et JE LIS.

Pour continuer à essayer de comprendre.

Pour faire résonner en moi, les MOTS que d’autres ont posé sur des émotions, des sensations, des intuitions que je peux avoir sur le monde, & le sens de tout ça.

Parce que c’est ça qu’on fait, non?

Chercher un sens à tout ça?

Un sens à ce qu’on fait là?

Un sens à la souffrance.

Un sens à l’absurdité de ce qu’on vit parfois. *

Un sens à l’AMOUR qui fait parfois, aussi souffrir.

Un sens aux amitiés qui finissent.

Un sens aux gens qu’on a aimé, mais qu’on n’aime plus.

Un sens.

Je cherche et je trouve des petits bijoux, cachés au milieu d’une page.

Des signes qui battent à l’unisson de mon coeur, quand je comprends avec mon âme, ce que l’auteur a voulu dire.

& ces MOTS là, aujourd’hui je les partage avec toi.

Je les ai récolté un par un, avec soin, au milieu de ces livres que j’ai choisi et lu avec mon coeur.  Je te mettrai juste quelques indications, sur les circonstances de ma rencontre avec ces mots. Parce que dans ces livres, les mots sont si bien pesés, que ce serait leur faire offense que d’en ajouter.

J’ajouterai juste l’auteur et le titre. Et je te mets un lien sur la photo. Si ces mots résonnent et que tu veux les approfondir en t’offrant le livre. (Oui sur Amazon. BRRRRRRrrrrrrrr. T’arrête de râler).

1 Profanes de Jeanne Benameur

Pour commencer des MOTS tous frais, trouvé hier soir dans Profanes de Jeanne Benameur. Pour moi, ces MOTS là, expliquent EXACTEMENT ce que j’ai ressenti le jour où j’ai commencé à aimer pour de vrai. Sans plus rien d’autre à jouer que d’aimer.

Flow janvier 2017

Ces mots là, je les ai trouvé dans le Flow de Janvier 2017. J’avais répondu à la question dans cette note là.

Humans of New-York

Ces mots là, je les ai prélevé dans le livre Humans of New-York de Brandon Stanton. & si tu veux découvrir son travail tu peux jeter un oeil ici. C’est une mine. Ce gars est un chercheur d’or. & sa plus grande richesse, il la tire de ce que d’autres êtres humains ont à lui raconter. J’aimerais tellement savoir quelles questions ils posent, pour réussir à leur faire donner ce qu’ils donnent. & ces MOTS là en particulier parce que les chemins des autres,m’aident parfois à éclairer le mien.

Sénèque La vie heureuse

Ces MOTS, je les ai délicatement prélevé dans De la vie heureuse de Sénèque.

La lumière du monde de Christian Bobin

Ces MOTS sont restés très, très longtemps en suspend sur la pile de livre que j’ai envie de lire. & puis au tournant de mon projet, comme une direction, ou un objectif de vie qui résonnerait avec celui que je me suis fixé, j’ai lu ça, dans la Lumière du monde de Chrisitian Bobin.

Manuel du Guerrier de la lumière de Paulo Coelho 1

Ces MOTS là c’est Nac’imagine qui me les a conseillé. Depuis, je les ai en permanence sur moi. & je cherche et ouvre une page au hasard, quand je me demande encore et encore, le sens de tout ça. Le manuel du guerrier de la lumière de Paulo Coelho.

Manuel du Guerrier de la lumière de Paulo Coelho 2

 Le manuel du guerrier de la lumière de Paulo Coelho.

Passagère du silence de Fabienne Verdier

Les mots suivants aussi sont restés longtemps en suspend, avant que je n’arrive à rentrer dedans. J’avais l’envie théorique de les lire, mais en pratique je n’accédais pas à l’intérieur de ce livre. Jusqu’à ce que j’arrive enfin, à les comprendre avec mon coeur. Mais il fallait d’abord que je me frotte au monde. C’est chose faite.

Passagère du silence de Fabienne Verdier

Profanes de Jeanne Benameur

Ces derniers MOTS  sont tous frais. Je les ai encore pioché dans Profanes de Jeanne Benameur. C’est encore un livre que j’ai rangé pendant des années, sans le choisir, quand j’étais bibliothécaire. Me disant qu’ils n’étaient pas pour moi, ces mots là. & pourtant. <ils étaient pour moi mais seulement, maintenant.

Gaëlle chauveaux Graine de Carrosse

Voilà. Les MOTS que je voulais partager avec toi. Je finis Profanes, le plus lentement du monde. Comme avec ces livres qu’on ne veut pas quitter, & qui en même temps nous appellent à chaque minute.

& je commencerai celui-ci, offert par mon amie. Cela fait deux ans qu’elle m’en a parlé. Maintenant elle me l’a offert, et je crois que c’est le bon moment pour le commencer. & en toutes synchronicité ils arrivent juste au moment où je m’intéresse à l’univers des verriers. Je t’en parlerai la semaine prochaine.

Le passeur de lumière

& TOI, tu veux bien me déposer ici, ces quelques mots des autres, qui ont fait résonner quelque chose en toi?

*contrairement à ce que pourrait laisser penser ce post, je me sens mieux que jamais. Je vis le silence à l’intérieur de moi comme une vraie libération. J’ai trouvé en moi, un espace de repos qui me va bien. Et toi? Comment tu vas?