Publié le 1 Avr 2017 | 46 commentaires

Bon bin voilà. On y est. J’ai posté cette semaine sur ma page Facebook une phrase en guise d’Au secours. Mais voilà, je suis au bout. J’arrête. Je rends les armes. Je mets la clef sous la porte. Je n’ai plus la force.

Je croyais la flamme inextinguible, mais je me trompais. Ça ne marche pas. Ça ne marche plus. Comment j’ai pu croire que j’arriverais à vivre en vendant du vent? C’est IMPOSSIBLE.

Mes envies, c’est une chose mais il faut bien se frotter à la réalité. La réalité ce sont mes factures qui tombent et que j’empile sans pouvoir les payer.

C’est le Magasin de MOTS qui reste parfois vide des journées entières.

Et en même temps, c’est normal. Ce que je fais, c’est rigolo 5 minutes. Mais dans notre société comment veux-tu que je construise quelque chose de solide, de durable sur aussi peu? De la poésie? Un foi en l’humanité que j’ai du égarer en cours de route.

Je n’y arriverai jamais.

RETOUR à la case départ, sans toucher 20 000 balles.

Le Magasin de MOTS

Je suis obligée de poser le préavis de départ du local du Magasin de MOTS avant de m’enfoncer plus. Je suis encore en disponibilité de la Fonction Publique.

Je vais y retourner. La MORT dans l’âme. Mais c’est le plus simple.

Je n’ai pas le choix, je dois y retourner.

Tant pis. J’aurai au moins essayé.

Les UTOPIES doivent sans doute le rester.

UTOPIE (n.f)

Construction imaginaire et rigoureuse d’une société, qui constitue, par rapport à celui qui la réalise, un idéal ou un contre-idéal. Les utopies décrivent le fonctionnement de sociétés « parfaites », dont on suppose l’existence dans un lieu généralement clos (une cité, une île, etc.).

 UTOPIA, c’est l’île où on ne peut pas aller. Moi j’ai essayé. Mais mon bateau prend l’eau. En plus comme si ça ne suffisait pas de me transporter moi, j’ai fait monter des gens dedans. Ce qui n’arrange pas mes affaires, pendant que je suis entrain de couler.

Je pourrais faire une collecte Kiss Kiss Bank Bank, comme les deux précédentes. Mais ce serait ridicule. J’ai un Magasin vivant. Et s’il ne marche pas, ça ne sert à rien d’essayer de le maintenir en vie artificiellement. C’était une belle idée et peut-être que ça aurait dû le rester. Car c’est ça qui  plaît après tout. L’idée d’un Magasin de MOTS.

Jusqu’ici je gagnais au Magasin au moins de quoi payer les charges du Magasin. Depuis ce mois-ci ce n’est plus le cas. Je dois donc me résoudre. Arrêter de rêver et remettre les pieds sur terre. L’atterrissage va être un peu brutal. Mais je crois que c’est la majorité des gens qui a raison. Sinon pourquoi tout le monde me répéterait la même chose.

Les ça va? de la tête penchée, quand je dis que j’en chie (en mode Bah oui ça devait bien arriver avec ce que tu fais) à des: mais c’est IMPOSSIBLE ce que tu veux trouver.

Parce que je sais de quoi, j’ai besoin.

J’ai besoin d’aide. Moi je suis bonne à créer. A fabriquer de l’espoir durant chaque journée. C’est ça, mon coeur de métier. Le reste (gestion, comptabilité, mettre de l’argent de côté, prévoir) je le fais à ma manière, mais c’est très imparfait. Je suis certaine qu’il y a des façons de m’améliorer.

Mon problème, c’est que je suis difficile. Je ne suis pas prête à écouter n’importe quelle soupe marketing qu’on voudrait bien me balancer. Une soupe marketing largement périmée. Ou on te parle des CLIENTS et de comment les manipuler.

Je sais ce que je vaux. Je sais ce que les gens pour qui je crée, valent. Vous valez de l’OR & du RESPECT.

Je sais ce que je veux. Je veux trouver des gens qui chacun dans leur domaine sauront me conseiller.

Mais me conseiller en toute objectivité.

Je n’ai pas besoin de tu devrais. J’ai besoin de pouvoir expliquer ce que je souhaite faire et qu’on me dise soit qu’il existe tel ou tel procédé, soit qu’il n’existe pas de procédé mais qu’on va l’inventer, soit que ce n’est pas possible. Parce que m’expliquer comment on fait déjà ça n’a pas d’intérêt pour moi. Surtout si c’est basé sur l’argument massue: mais tout le monde fait ça.

Mais peut-être que c’est impossible. Peut-être que des gens comme ça, ça n’existe pas.

MAIS SURTOUT, là ce dont j’aurais besoin c’est de rencontrer des gens qui me disent: ça va aller, j’ai confiance en toi. Je vais t’aider moi.

 

 

 

 

 

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ALORS OUI je vais maintenant te crier un GRAND : POISSSSSSSSSSSSSON D’AVRIL.

Tu t’ y attendais hein. Tu me connais.

Mais ça n’est pas tout à fait le cas. Parce que je viens peut-être de t’écrire la note que je t’écrirai peut-être dans quelques mois.

Je ne m’acharnerai pas.  Mais je ne me laisserai pas couler non plus.

Parce que mon coeur continue de MURMURER & que je continue à l’écouter dans toute la cacophonie des IMPOSSIBILITES.

Alors cette semaine j’ai fabriqué ces deux créations là. En forme de pied de nez à la réalité.

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& si je me casse la gueule je le sais, il y a un tas de gens que ça va réconforter.

Réaliser ses rêves ça ne marche pas j’ai bien fait de ne pas essayer.

Et un tas d’autres auprès de qui j’assumerai mes responsabilités.

En attendant  que ça marche je vais continuer à travailler.

C’était une note pour CON-JURER le sort. J’espère que ça va marcher.