Posted on 12 Mar 2020 | 0 comments

J’ai décidé avant tout ça, de participer au challenge #marchmeetthemaker2020, parce que moi, j’aime beaucoup en savoir plus sur les créateurs, dont j’aime le travail. & comme j’aime bien gagner du temps, pour pouvoir faire autre chose, je me suis dit que ça ne serait pas idiot de partager avec TOI, ici, le cheminement de ce défi. Enfin au cas où tout comme moi, tu aurais décidé de faire une cure de détox des réseaux sociaux, en vue d’un arrêt total, & bien tu auras l’info quand même.

De plus, j’ai dans l’idée que ces nombreux choix que j’ai eu à faire, guidée par l’espoir que c’était possible de faire exister un projet comme le mien dans le monde de MAINTENANT, pourrait te servir à nourrir quelque chose d’assez rare ces derniers temps.

L’ESPOIR

Et la croyance que ça va aller. Que ce n’est pas parce quelque chose se termine, que c’est la fin de tout. & ce n’est pas un positionnement. Je crois vraiment que ça va aller. Bien sûr, je souhaite sincèrement que le moins de monde soit touché et le moins gravement possible. Mais ce que nous offre cette période, d’un point de vue professionnel & personnel est INESTIMABLE. On va avoir du temps. On va avoir LE TEMPS DE RÊVER à l’après. A ce qu’on garde. A ce qu’on jette. ET j’ai beaucoup d’ESPOIRS dans ce qu’on va générer. VRAIMENT. Pendant ces sept années, je me désespérais parfois de semer des Graines de solidarité. Des graines de Foi en l’humanité. Je croyais très fort à l’idée que quelques-unes pousseraient. Mais en revanche, je craignais fort, de ne jamais voir les fleurs qu’elles donneraient. et là, je sens que si. Que ça va arriver. Et c’est beaucoup de joie de voir, de lire que dans cette période, les gens chantent ensembles, chacun chez soi. Que des gens décident de ne pas se faire rembourser leurs places de spectacles pour soutenir les artistes et les lieux de cultures. & ce n’est que le début. Il faut qu’on se rappelle que dans des périodes comme celle-là on a encore le choix. Si, Si.

Je t’assure. On peut toujours choisir le côté LUMINEUX. 

Donc je te propose 14 DES ESPOIRS, que j’ai ramassés sur le chemin que je parcours depuis 7 années. &, toujours, par gain de temps, j’aime bien qu’on me résume les trucs & avoir toutes les informations au même endroit. Alors voilà pour toi, en MOTS et EN IMAGES, les 14 premiers items du challenge: MARCH MEET THE MAKER.

[STORY]  Je m’appelle Gaëlle Chauveaux. J’ai 41 ans. Je n’ai pas un amoureux, (car il ne m’appartient pas), mais je suis amoureuse de mon mec depuis 12 ans (& 10 de PACS, cette année). J’ai fabriqué une magnifique et intelligente petite fille de bientôt 9 ans avec lui qui s’appelle Zélie. Après de longues études en Arts plastiques, puis en Sciences de L’éducation jusqu’à la première année de Doctorat, j’ai repris un D.U.T Métiers du Livre-Option Bibliothèque. Suite à mon stage de fin d’étude, j’ai été embauchée dans une grande et belle médiathèque. D’abord en contrat précaire pendant deux ans, puis titularisée en 2008. J’y ai travaillé dix ans. Les trois premiers avec UNE GRANDE JOIE. Puis j’ai commencé à mettre le doigt sur quelques trucs qui ne me plaisaient absolument pas dans le cadre de la Fonction publique. Plus j’ai soulevé des lièvres, plus j’en ai trouvé. Après la naissance de ma fille, je n’ai plus trouvé de sens à y aller pour me faire parler comme si j’étais débile. J’étais très en colère, car au fond de moi je savais que je ne l’étais pas. J’en ai eu assez de faire des excuses pour des erreurs qui n’étaient pas les miennes. Quand ma fille a eu 8 mois j’ai fait un voyage à Bruges sur le thème de la calligraphie. Là-bas grâce à @julien_chazal j’ai rencontré un tas de gens « justes et en place » dans ce qu’ils faisaient. Et j’ai eu envie de me sentir comme eux. Sur un coin de trottoir grâce à une discussion avec Julien est née l’idée de créer un lieu où je vendrais des mots sous toutes leurs formes. Je me suis mise à travailler chaque jour sur cette idée en gardant mon emploi.
11-11-2011- Naissance de Graine de Carrosse-Le Magasin de Mots.
2012-j’intègre ALEXIS en couveuse d’entreprise. C’est une association d’accompagnement à la création d’entreprise.
2013-Je crée mon autoentreprise d’imprimerie typographique & de création d’objets poétiques.
2015, j’ouvre mon premier Magasin de Mots avec Nac’Imagine @larafistolerie. Trop tôt, trop vite.
2018 -je déménage le Magasin de Mots, au 21 rue de la Source 54000 NANCY.
2019 – je cherche et reprends des études pour remettre tout mon projet par terre et faire le tri.

[HANDS AT WORK] Je n’aime pas particulièrement mes mains physiquement. J’ai des petits doigts courtauds de boucher (ce qui est con pour une végétarienne) en revanche, j’aime le bien-être qu’elles me procurent quand je m’en sers. Ce qu’elles me permettent de fabriquer et de dire que je n’arrive pas à dire en le disant.

[TIME] Quand je vendais mon temps & ma liberté de penser contre de l’argent dans la Fucks*on Publique, je vivais cette expérience étrange qui consiste à regarder l’horloge. Faire quelque chose d’inutile & inintéressant qui ne mobilise pas ton intelligence. Lever la tête. Se dire que 20 minutes ont passées. Lever la tête, regarder l’horloge. Voir que trois minutes à peine s’étaient écoulées.
Quand j’ai commencé à vendre du rêve, j’ai fait cette expérience étrange qui consiste à baisser la tête. Faire ce truc nouveau étrange et passionnant qui consiste à inventer un objet poétique qui donnera une réalité à une idée. Lever la tête….MEEEEEEERERDE DÉJÀ….!!!! PUTAIN FAUT QUE JE RENTRE je vais encore arriver à la bourre. #marchmeetthemaker2020 #marchmeetthemaker

[BRANDING] Voici le résultat d’une de mes premières décisions d’entrepreneur. Quand j’ai démarré mon projet en 2011, j’ai intégré une couveuse d’entreprise. Parmi les nombreux services proposés on nous offrait la création de notre logo. J’ai passé beaucoup de temps, et de soin à préparer un tableau de style au graphiste. Quand j’ai reçu ses deux propositions j’étais estomaquée qu’il m’envoie cette espèce de citrouille avec une typo crado (pas de la Comic sans) mais on n’en était pas loin. Mon chargé de mission, n’était pas du tout content quand je lui ai dit « non merci je vais me débrouiller autrement ». Quelques personnes n’ont proposé de « m’aider ». Un peu refroidie par l’expérience avec le graphiste, j’ai dit « NON MERCI ». Je ne savais pas encore du tout ce que je voulais faire, ni comment mais je savais que dans l’idée ce logo habillerait mon travail toute ma vie. Et puis Marc qui suivait mon travail de loin m’a envoyé Celui-ci. Le LOGO DE MA VIE. ♥️ & quand je l’ai vu, j’ai su que c’était lui. Il est beau, propre, net. & pourtant il est le reflet de ce choix que je n’arrive (pas encore) à faire. GRAINE DE CARROSSE: mes créations…où LE MAGASIN DE MOTS: les miennes et ceux des autres? …PAS ENCORE. Mais je chemine.

[REDUCING WASTE] J’ai une corbeille à papier où je fais tomber toutes mes chutes de découpes. Je garde le moindre morceau de papier. Les cales en bois qui servent à tendre une toile sur un châssis. Les vieux livres jaunis. Les vieux tampons scolaires. Les bouts de plastiques, fioles sans bouchon, bouchon sans fiole. Jolies boites de chocolat. Jolies boites tout court. Rubans, papiers, ficelles, chutes de ficelles. L’ensemble de mon atelier est rempli de matériaux de récupération depuis que ma prof d’Arts Pla nous a donné le secret « Gardez tout ce que vous pouvez récupérer ». Au début, ça faisait rire mon mec de me poser la question « & ça je garde? »…& puis plus du tout, quand il s’est rendu compte que je disais toujours oui. 
[YOU] Il m’aura fallu 6 ans pour retrouver mon corps et pour m’aimer à nouveau dans le miroir. Par un mouvement d’équilibre (t’es qui libre? @larafistolerie) étrange plus je développais ce que j’étais dedans. Plus j’ajustais ma vie à mes besoins et mes envies, plus j’ai grossi. Pendant ces six ans, j’ai pris 12 kilos. J’avais peur. Je me remplissais de sucre pour me rassurer. En 2017, j’ai lu le livre « Une apparition » de Sophie Fontanelle en vacances et j’ai décidé d’arrêter de me teindre les cheveux en noir corbeau. En 2018, en rentrant de vacances j’ai discuté avec une amie qui avait fait Weight Watchers et je me suis inscrite. J’en ai perdu 10 et c’est encore un chantier en cours. Parfois j’aimerais arrêter de m’habiller comme un Punk à chien, & en même temps j’aime ne pas avoir à réfléchir à mes fringues plus de 2 minutes le matin. Je m’aime mieux. Dedans & dehors. C’était un long chemin. Il me reste encore (j’espère) des kilomètres à parcourir mais je suis contente de les faire avec moi.
[LOOK AT] En période de rush, je n’ai pas toujours le temps de faire un prototype à mes clients. L’avantage, c’est que maintenant eux et moi on se connaît et que je peux me permettre d’envoyer ça…😂 & comme elle fait régulièrement appel à mon travail, ça suffit. Je lui envoie ce croquis et elle me dit Oui BANCO! Vas-y! & à partir de ça, je fabrique ça…
[MON ESPACE DE TRAVAIL en VRAI] Mon premier atelier était dans ma salle à manger de 10 m2. J’ai ensuite intégré un collectif ou j’avais un bureau de 8 m2. Dans le même collectif, j’ai déménagé dans 22 m2. J’ai ouvert mon premier Magasin de Mots qui faisait 57 m2. Puis j’ai déménagé mon Magasin de Mots dans celui-ci, qui fait 37 m2. Pourquoi je te parle de ça? Parce que ma conclusion après tout ça, c’est que je n’ai pas besoin de tant que ça, pour faire ce que j’ai à faire. Je ne veux plus PLUS GRAND que ce que j’ai. Je veux mieux. Plus calme. Plus silencieux. Plus fermé aux autres et plus ouvert à moi. Je cherche. Je vais trouver. Mais en attendant, je vais transformer celui-ci en ce qui est bien pour moi.

[COLLECTION] Il y a des moments suspendus dans un parcours créatifs, où tu arrives à faire exactement ce dont tu avais envie dans ton cœur. J’étais bibliothécaire. Les gens nous faisaient des dons. J’avais récupéré ces magnifiques journaux du XVIIIème reliés. Un jour, où je créais un Cabinet de curiosités, va savoir pourquoi, j’ai eu l’idée d’imprimer sur une page de ces journaux. & mon cœur s’est un peu emballé quand j’ai vu le résultat. C’était en 2012. Depuis, je n’ai jamais cessé de poser mes mots sur ces mots-là. Et de m’étonner du lien qui naît parfois, par accident entre le fond & la forme. Hier j’ai pris le temps de photographier TOUTES CES IMPRESSIONS, que j’ai posé sur le papier depuis 8 ans. Elles sont en ligne sur ma BOUTIQUE. Il y en aura pour tout le monde & s’il n’y en a plus, & bien, j’en referai de nouvelles, avec de nouveaux mots pour nous accompagner.

[COURBE D’APPRENTISSAGE] Dans l’histoire de la création de mon entreprise poétique. Je suis partie de loin. De très loin. D’un endroit qui encore aujourd’hui m’encourage à encourager les autres dans la réalisation de la réalisation de leurs rêves. Je suis partie d’un endroit où c’est sale d’être soi. Où on t’explique quotidiennement que tes pensées, & ce en quoi tu crois, tu devrais les garder pour toi. Je suis passée par l’affirmation de moi. J’ai rencontré un tas d’adjuvant dans mon conte à moi. J’ai rêvé et travaillé à faire de mon rêve une réalité. J’ai créé cette réalité à deux endroits. Je l’ai appelé Le Magasin de Mots. Grâce à ça, j’ai appris qu’à l’intérieur de ses propres rêves, il faut se méfier de ce qu’on croit sur soi. J’ai appris dans le dur que, plus que la matérialisation de mon rêve sous forme d’un Magasin de Mots, il y avait ce qui me dirige. Ce en quoi je crois. Je crois en l’humanité. Je crois que ça va aller. & je n’ai plus honte de l’affirmer. & je vais continuer chaque jour à l’affirmer. En sachant que j’aurai des moments où je n’y croirai plus. Mais forte de la certitude que dans ces moments-là, je sais chercher les outils et rallumer la flamme. Maintenant je sais que JE SAIS la rallumer.

[USP] Mon argument principal de vente? La sincérité. Je vends du rêve. Où tout du moins un moyen de se rappeler au quotidien, de ne pas oublier de rêver. Je ne suis pas N*ke. Je ne suis pas Lascote. Je ne te revends pas encore un moyen de dire qui tu es. De parler du costume, et du positionnement d’adulte que tu as adopté. Je te vends un chemin direct vers ton coeur d’enfant. Je te vends un billet direct pour retrouver tes révoltes d’adolescent. & je me mens le moins possible. Même si tout comme toi, ça m’arrive d’essayer. J’essaye du mieux que je peux de m’approcher de mes sensations. & de m’éloigner des CONventions.

[PROJET EN COURS] Depuis le début du mois, j’ai un peu mis de côté le travail à l’atelier pour retourner à l’école. Mais la bonne nouvelle en 2020 c’est que l’école est enfin compatible avec ma vie d’introvertie. Je suis mes cours les mardi et vendredi après midi. & à chaque fois que j’en ai l’occasion, ce qui est inédit chez moi. Cette formation s’appelle B.SCHOOL. C’est tout ce que je pouvais espérer pour mon projet et pour moi. & grâce à cette période incroyable, je vais pouvoir m’y plonger corps et âme. Je suis JOIE. Voilà mon projet en cours pour les prochains mois.
Voilà! C’est tout pour moi comme disent les gens du Stand-Up en laissant tomber leur micro. En faisant cette note, je me suis aperçue que j’avais sauté un jour du challenge. Mais bon, je te connais tu ne vas pas pinailler. Je t’encourage à aller faire un tour sur ces Hashtags il y a un tas de créateurs à découvrir.
On en est à la moitié. J’aime bien, ça vient en complément de ces études que je reprends. & ce n’est jamais grave de réfléchir à ce qu’on fait.
A pourquoi on le fait & à comment on le fait.
& toi?
Le travail de qui, tu suis assidument & pourquoi?
Tu nous le mettrais en commentaire qu’on découvre d’autre façons de faire?