Posted on 10 Avr 2020 | 6 comments

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L’histoire de la Petite Personne-Partie 1, c’est ci-dessous.

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Pour écouter L’histoire de la Petite Personne-Partie 1:

La Petite Personne était née dans un endroit. Elle était petite. Elle était colorée, avec des grands jeveux un peu fous, qui entouraient sa tête pleine d’idées. La Petite Personne avait un Petit Bonhomme nommé Liberté. Dans ses jeveux, il y avait un tas de choses colorées, qui se promenaient. Il y avait des petits animaux. Des morceaux de joie. Il y avait des étoiles, des fleurs de toutes les couleurs, des arcs-en-ciel & même des petits feux de joie. Elle était comme ça. Elle se promenait dans la vie, sans avoir conscience de la beauté, de ce qui entourait ses idées. Parce que sous les jeveux, il y avait un monde. Un monde aussi coloré, brillant & étonnant, que dans ses jeveux. Mais pour la La Petite Personne , c’était comme ça c’était sa vie. & puis, à Les Colles, là où elle allait pour qu’on organise ses jeveux et ses idées, les autres Petites Personnes aussi, étaient coiffés comme ça. Ils avaient aussi des jeveux qui débordaient, avec plein de Bazard dedans. Mais chacun avait un Bazard différent. Louis lui, c’était un Bazard organisé. Il y avait des fioles, des potions, des os de ptérodactyles, & quelques morceaux d’épées anciennes, qui avait été retrouvés là, on ne sait pas trop comment. Chicha, elle, c’était des chansons. Des petits personnages qui bougeaient, qui chantaient. Tous très, très bien habillés. Comme pour un bal où on va, pendant une soirée d’été. Ça faisait un potin d’enfer, ses jeveux, à Chicha. Mais la La Petite Personne,  elle l’aimait ça. Comme ça, le matin quand elle arrivait à Les Colles, elle la retrouvait facilement. Car elle entendait ses jeveux de loin. Mais la prêtresse de Les Colles, elle, n’aimait pas trop ça, tout ce bruit, ce Bazard-là. Alors à chaque fois, avant de rentrer dans la salle de Places, où ils devaient ajouter des idées, à tout ce qu’ils avaient déjà dans, et sous les jeveux, la prêtresse les peignait. Elle les peignait jusqu’à ce que tout ça soit mieux rangé. Plus calme. Parfois, il fallait même laisser son Bazard dans le sac à chausson, accroché au crochet des manteaux dans l’entrée. La prêtresse de Les Colles, ensuite, elle distribuait des crayons de couleurs usés, des pastels passés. Et elle leur disait, en les poussant gentiment dans le dos:

-Allez, allez, vous pouvez colorier, mais uniquement sur le papier. Pas dans les jeveux, sinon vos Pas-Marrants ne seront pas très, très contents.

Bien sûr dans la classe, il y avait d’autres Petites Personnes. & toutes n’avaient pas des jeveux débordants. Certaines avaient des jeveux tout aussi fous que la La Petite Personne & son Petit Bonhomme nommé Liberté. D’autres, seulement à moitié, et une partie de leurs jeveux étaient cendrées. Comme si elles avaient brûlées & qu’on avait versé de l’eau dessus, pour éteindre les idées qui s’embrasaient.

Il y avait aussi des petites personnes complétement rasées. Mais au milieu des autres petites personnes, débordantes de jeveux, et de trucs qui bougeaient dedans, ça ne se voyait pas tellement. Ces petites personnes là. Quand La Petite Personne & son Petit Bonhomme nommé Liberté, était petit, ça tenait à peine le temps de la salle de Places, le peignage d’idées. Dès que le clairon de la récré sonnait, les jeveux de tout le monde se remettaient à déborder. & dès que les Petites Personnes étaient libérées dans La Cour de yéyé, les jeveux se remettaient à jaillir, à pousser, à s’entremêler. Ils débordaient de partout. Remplissaient la Cour de yéyé. Les Petites Personnes bondissaient dans les jeveux des unes., grimpaient aux jeveux des autres. Bon, évidemment, pas dans les jeveux de ceux qui n’en avaient plus ou pas. Ça c’était trop compliqué.

Mais petit à petit, il se passait un truc étrange avec les jeveux de La Petite Personne. Plus son corps de Petite Personne grandissait, plus ses jeveux se calmaient. J’imagine que c’était à force de se les faire coiffer. 4 jours par semaine. 4 fois par jour au moins, on la peignait pour ne pas laisser ses jeveux déborder. Et puis, peut-être que la force, dont elle avait besoin pour faire grandir son corps, prenait un peu de l’énergie nécessaire à maintenir ses jeveux en mouvement. Il se passa un truc. Ça faisait à peu près 6 ans, que La Petite Personne existait. Après ça, ses jeveux commencèrent à se natter. D’eux-mêmes. Ils s’enroulèrent sagement. Pas tous ses jeveux, mais une partie. Puis le reste, petit à petit. La prêtresse ou le prêtre de Les Colles, ils étaient contents. Le matin, ça prenait moins de temps. Parce que La Petite Personne n’était pas la seule à être mieux coiffée. C’était le cas d’à peu près tous les Petites Personnes ici présentes. Enfin sauf Mathieu. Lui, ses jeveux, rien à faire. Ils restaient vivants, pas rangés, à déborder tout le temps. La Petite Personne & son Petit Bonhomme nommé Liberté, le regardait. Ça la faisait bien rigoler tout ce qui se passait dans les jeveux de Mathieu. Parfois même, elle l’enviait. Mais elle se rappelait comme ça faisait mal, quand on essayait de lui défaire les noeuds, alors elle se contentait de rigoler. Mais au fond, elle préférait rester bien nattée. Ses jeveux bien disciplinés.

Mais, elle avait quand même toujours une mèche qui dépassait. Cette mèche-anomalie qu’elle n’arrivait pas à dompter.

Parfois quand c’était des jours spéciaux, elle avait le droit de mettre encore des trucs qui brillaient dans ses jeveux. Mais pas des trucs à elle. Que des trucs achetés. Quand c’était le cas, elle choisissait les trucs les plus brillants, ou les plus colorés. Dans ces moment-là, Grands-Gens, ou les Pas-Marrants lui offraient des Comment-taires. Les autres Petites Personnes, qui petits à petits devenaient grandes, aussi, lui faisait remarquer. Mais elle lui disait parfois :

-Moi je n’en porterais pas. Mais à toi, ça te va.

& puis, quoi qu’elle fasse La Petite Personne, avait quand même toujours une mèche qui dépassait. Cette mèche-anomalie qu’elle n’arrivait pas à dompter.

 

[Suite  de l’hisoire, la semaine prochaine!]

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