Posted on 9 Sep 2021 | 0 comments

Quand j’ai commencé, il y a douze ans, je ne pensais jamais en arriver là.

Je voulais juste respirer.

& donner un nom, aux objets rigolos que je fabriquais & que j’offrais à ceux dont je savais, qu’ils ne me jugeraient pas de leur offrir

un cadeau fait-main, fait-coeur.

Je me revois à la banque de prêt, dans l’espace BD avec mon collègue Jean-François (Vous ais-je déjà parlé de cet astre?). C’était sans doute une de ces journées un peu calme. Où on n’était pas beaucoup dérangés. Parce que je le voyais comme ça. J’avais l’impression que les lecteurs venaient me déranger. Je ne crois pas que je me disais déjà, que c’était un bon signal pour changer de métier. Je cherchais un nom pour ce blog. & j’ai repensé à cette exposition sur les fées que ma mère avait organisée. Elle était bibliothécaire jeunesse (j’ai aussi fait des études d’art comme elle. Où on va parfois, pour entendre je suis fière de toi. Je te spoile le truc, ça n’a jamais marché. Au contraire, parfois je me dis que je lui ai donné l’occasion d’être encore plus critique sur ce que je fais & la façon dont je le fais). Elle avait rassemblé un tas d’informations sur les Fées tirées de la littérature jeunesse. Dans une vitrine elle avait disposé des graines de tournesol avec des paillettes dessus. A côté, une étiquette sur laquelle était écrit “GRAINES DE CARROSSE“. Je ne crois pas que ça a été une révolution, sur le moment. Mais ça m’avait interpellé. Quand j’ai cherché comment appeller ce que je faisais. Mes OBJETS poétiques (mais je ne les appelais pas encore comme ça), ces graines me sont revenues en tête. Je t’avais déjà raconté tout ça dans une note de blog intitulée:

Pourquoi GRAINE DE CARROSSE? 

Graines de carrosse Sachet magique C’est tiré du livre le Magasin Zinzin de Frédéric Clément. (Je ne te mets pas de lien, tu comprendras pourquoi plus tard dans cette note, mais tu peux toujours aller chercher). Ma mère avait organisé une rencontre avec lui à la Médiathèque et une exposition de ses originaux. Je crois qu’assez rapidement, je lui ai écrit pour lui demander si je pouvais utiliser ce nom. Je ne sais plus s’il m’avait répondu. La suite nous dira qu’apparemment oui. Je lui avais même fabriqué un cabinet de curiosités (la meuf n’a aucune honte). A l’époque, je ne savais pas du tout ce que j’allais en faire. Je n’avais aucune idée que je venais de donner un nom, à la porte qui me permettrait de me libérer. A l’époque, je voulais juste RESPIRER. C’est un ami de mon amoureux qui m’a conseillé de vendre ce que je fabriquais au P’tit Baz’art. Un grand marché d’art local, qui a pour but de mettre l’art au pied des sapins. Ils ont accepté ma candidature. C’était inespéré. Je t’avais raconté ça dans une note qui s’appellait:

GRAINE DE CARROSSE & le P’tit Baz’art.

 

Je ne me suis jamais dit que j’allais quitter la F*cksion Publique, pour fabriquer des BAGUETTES MAGIQUES. D’ailleurs, quand j’ai rencontré ALEXIS LORRAINE, la couveuse qui m’a accompagné, j’étais encore loin de me dire que ça allait être possible (et douze ans plus tard, je ne peux pas dire que j’y suis totalement arrivée). Quand on a calculé combien il faudrait que j’en vende pour pouvoir me payer à hauteur de 1000 euros par mois, je peux te dire que j’ai senti une petite goutte d’eau glacée glisser le long de ma colonne vertébrale. Heureusement, une amie entrepreneuse créative, m’avait prévenu, donc ça n’a pas suffit à me décourager. LA SUITE m’aura montré, que de toutes façons pour le moment, il n’y a rien qui a réussi à le faire. RIEN. Même pas le fait de devoir changer de nom au bout dix ans. ENFIN de DEVOIR.

Pour le moment, il s’agit plutôt pour moi de choisir de le faire, au lieu de subir plus tard.

S’il y a un truc que je n’aime pas, c’est qu’on me dise ce que je dois faire.

ALORS :

  Ensuite est venue l’idée du MAGASIN de MOTS. Mon idée au départ, était de faire disparaitre progressivement GRAINE DE CARROSSE pour laisser place au MAGASIN de MOTS. GRAINE de CARROSSE devait me permettre de nourrir financièrement les débuts du MAGASIN DE MOTS. Mais tu en as décidé autrement. Quand j’ai évoqué la façon dont j’envisageais les CHOSES, tu m’as dit :

MAIS NON? NON tu ne vas pas faire ça.

Pas du tout. NOUS ce qu’on aime ce sont tes créations.

Du coup, je n’ai jamais choisi entre les deux.

Les faisant même cohabiter dans mon logo.

J’ai crée & ouvert un premier Magasin de MOTS.

& j’ai vendu mes créations Graine de carrosse dedans.

Je l’ai déménagé.

Il y a eu des fausses couches, mais des vraies grossesses espérées.

Il y  a eu le confinement, qui m’a fait sentir à quel point j’étais bien

quand j’étais seule. Sans aucune sollicitations.

A faire EXACTEMENT

ce que je voulais, quand et COMME je voulais.

Il y a eu un milliard de maisons visitées.

Deux qu’on a voulu acheté, mais ça ne s’est pas passé comme on voulait.

& J’ai RE-RE trouvé.

Quand j’ai vu la photo de la pièce du bas sur le COIN-COIN

et que j’ai lu qu’elle faisait 28 m2

(le Magasin de MOTS fait 32 m2)

& qu’elle était annoncée comme ATELIER,

j’ai caressé l’idée que peut-être, peut-être, peut-être ça y était.

Quand on a visité la MAISON, & surtout le JARDINGUE,  j’ai entendu ma fille dire:

MOI je me verrais bien vivre ici (Sans que je ne lui ait rien demandé).

& mon AMOUREUX avait les yeux qui brillaient.

Ça a confirmé.

& puis ENFIN, après 4 années à nous démener, avec une Fée-Courtière-Magicienne, que j’ai rencontré grâce au Magasin de MOTS & qui a su raconter à un banquier-explorateur du Merveilleux, notre chemin semé d’embuches, nous avons obtenu un prêt. Avec ce qu’on est. Sans avoir à plier quoi que ce soit.

A la fin du mois, on aura les clefs.

Je finis donc l’année 2021 au Magasin de MOTS. 

& je m’en vais.

Trouver mon CALME & ma SOLITUDE.

& grâce à ça, je pourrait donner le MEILLEUR.

Mais ce n’est pas la seule chose que je vais terminer.

Je pensais partir les mains dans les poches, pour continuer à faire ce que je fais depuis douze années, mais c’était sans compter sur un message de l’auteur du livre qui a donné naissance à GRAINE de CARROSSE. Il veut m’emmener sur un terrain où je refuse d’aller. Il m’a écrit en substance, qu’il ne m’avait jamais autorisé à un usage commercial de ce nom. J’ai eu l’impression d’être convoquée chez le directeur, sans savoir ce que j’avais fait de mal. Mais il a la propriété intellectuelle. Je lui ai répondu avec MON COEUR. & puis l’idée a germé, que peut-être, c’était l’occasion de mettre fin à un cycle, et de RECOMMENCER. Je cherche donc un nom. Plus ajusté. Un nom qui dira mieux ce que je suis MAINTENANT. Avec les bons et les mauvais côtés. Il n’y aucun doute, par contre, sur le fait que je vais CONTINUER à faire ce que je fais du plus profond de mon coeur. RESTE JUSTE à accoucher de cette NOUVELLE idée. Si tu veux m’aider à dégrossir le CHEMIN, tu peux aller répondre à ce sondage. Je ne dis pas que je ferai comme tu dis, mais je dis que ÇA VA BIEN M’Y AIDER.

Pour répondre au sondage, c’est ICI.

(& je ne sais pas pourquoi le lien apparaît comme barré, tu peux cliquer dessus ça marche!)

Bien évidement quand ce sera le cas, quand j’aurai trouvé,

tu seras la première informée.